Billets d'humeur, Société

Journal du couvre-finement – 16 mai 2021

François, si tu lis ces lignes, sache que toi et moi, c’est fini. Maintenant, je suis en couple avec Jérémy. Ce matin, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, j’étais en chasse. C’est comme ça que je suis tombée sur Jérémy. Il m’a dit, « Viens à 12 h 30, je vais soigner ta pulpite ». Tu ne seras pas surpris si je te dis que j’étais à l’heure. À l’instant même où Jérémy m’invitait à...

Billets d'humeur, Société

Journal du couvre-finement – 9 mai 2021

9 h 30 : direction les urgences dentaires. « Vous faites plus jeune que votre âge », me dit la dentiste, rien que pour ça, ça valait la peine d’y aller. C’était la première fois de ma vie que j’allais aux urgences, ça fonctionne rudement bien. Vous prenez votre ticket, vous vous installez le temps de lire un tiers d’un roman vraiment génial puis on vous reçoit dans un cabinet au sol à moitié arraché et où, ce jour-là, il manquait des pinces et un tabouret pour que l’interne puisse s’asseoir. Puis vous rentrez chez vous, avec un diagnostic et une ordonnance.

Billets d'humeur, Société

Journal du couvre-finement – 2 mai 2021

Comme elle me l’a demandé, je lui envoie un mail aujourd’hui pour qu’elle le trouve à son retour au bureau, après un week-end prolongé, mardi matin. Aussitôt ai-je employé sur « Envoi », qu’elle me téléphone pour me parler du mail en question et de ce qu’il faut faire, et qu’elle est d’accord avec moi blablabla blablabla. « Je voulais t’en parler demain, mais comme je vois que tu travailles aujourd’hui, donc je t’en parle », finis-je par lui dire. « Ah non, non, non. Je ne travaille pas aujourd’hui. Aujourd’hui, je suis dé-con-nec-tée. »

Histoires et récits

La femme qui voulait voir la mer

... je finissais par trouver le lieu idéal à l’île de Ré, dans un hôtel simple et élégant, où l’équipe se proposait de m’aménager une chambre selon mes desiderata. Que demander de plus ? L’hôtel, la chambre, les vélos dans le hall de l’hôtel, aucun touriste mais toutes les activités ouvertes, pas trop de soleil, du vent, un peu de pluie en fin d’après-midi avec un peu de chance, et un bon chocolat offert tous les soirs par la maison. Mais voilà qu’un dénommé J.C. décida par un soir d’octobre de nous enfermer. Bye bye l’île de Ré.

Littérature étrangère, Livres

« Le Mur invisible » de Marlen Haushofer

J’étais à côté et entendais tout ce qu’ils se racontaient. Je me mis carrément à écouter tout ce qu’ils se racontaient : « Oh, ce livre ! Qu’est-ce que je l’ai aimé ! Je l’ai offert à des dizaines de personnes ! » « Oui, il est absolument magnifique. » Je jetais un coup d’œil discret vers eux, la dame attrapait un exemplaire du Mur invisible, qu’elle allait offrir une fois de plus. Après quelques minutes à continuer de faire semblant de chercher un ouvrage, je prenais à mon tour un Mur invisible.

Billets d'humeur, Non classé, Société

La revanche des littéraires : en réponse à vos réactions

à tous les atypiques qui tracent leur route avec plus ou moins d'aisance dans ce monde ultra-normé, à tous les non-standardisés, à tous les littéraires (assumés ou contrariés), une pensée chaleureuse.
Nous sommes nombreux, et nous sommes puissants !

Billets d'humeur, Société

La revanche des littéraires

Longtemps j’ai pleuré le sort réservé aux littéraires et aux atypiques. Tout particulièrement en France, parce que si vous faites vos « humanities » aux Etats-Unis, l’éventail des possibles s’ouvre à vous. En Angleterre, vous pouvez diriger une banque en étant titulaire d’une maîtrise d’histoire. En France il vous faudrait montrer patte blanche, c’est-à-dire dérouler une liste de diplômes longue comme l’A20, si tant est que cela puisse suffire.

Billets d'humeur, Société

Bonne année 2021

Je lui explique ce que je cherche sans employer le mot « marguerite » car je ne sais pas que ça s’appelle une marguerite, alors je dis « panier à légumes ». Il me montre une passoire. « Non, non, c’est petit » (et avec les mains je fais un petit cercle) « et ça s’ouvre » (et avec les mains j’agrandis mon cercle). Il me montre, un panier à courses, « non, non, c’est tout petit et ça s’ouvre » (encore les cercles avec les mains)...