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Tous ces livres que je lis et dont je ne parle pas

Temps de lecture : 1’41

Une fois n’est pas coutume, zoom sur toutes les lectures qui me sont tombées des bras.

JUnknowne suis une aficionado de Franck Bouysse, ah, Plateau, majestueux roman noir. Je me suis donc précipitée sur Né d’aucune femme. Quand je me le suis procuré, il était encore tout chaud, à peine sorti tout du four. Qu’elle n’a pas été ma déception. Je n’ai pas du tout aimé cette histoire, à laquelle je n’ai pas compris grand-chose. Qui est le père de l’enfant de Rose ? Sort-elle de l’hôpital ? A ce faux Zola, je préfère ses romans noirs où il ne se passe rien, absolument rien, mais où l’ambiance est à couteau tiré.

 

On m’avait dit tant de bien de la saga des Thibault. Un classique à lire absolument. Je m’y suis donproduct_9782070304325_195x320c employée cet été. Malheureusement, dès la première page l’ennui m’a gagnée. Chaque soir je reprenais mon livre là où je l’avais laissé la veille. Je lisais péniblement un paragraphe avant de sombrer dans un sommeil profond. Il y avait tout de même trois tomes ! J’ai tenu bon jusqu’aux deux tiers du premier, c’est pas mal.

C’est bien écrit, personne ne dira le contraire. Même si ça se passe avant la Première Guerre mondiale, c’est en écho avec notre actualité, c’est vrai. Mais j’ai trop pris goût à un style plus contemporain pour qu’il me soit possible de faire marche arrière. Trop suranné et trop longuet pour me captiver.

 

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Occasions tardives, je regrette de le dire car ce libraire me l’avait tant vanté, mais ce roman est fort ennuyeux. La classique histoire d’amitié entre deux couples qui vacille lorsque l’un des quatre meurt. Alors la vérité surgit, ta ta tan ! Et ça va tout faire voler en éclats, ta ta tan ! Car, bien sûr, se jouent des histoires de kiki inavouées.

 

 

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Pour prendre son pied, encore faut-il ne pas écrire avec les pieds. C’est la leçon que j’ai tiré de cet « essai ».

Au moins aurai-je appris que les femmes peuvent souffrir de prostatites, que des adolescentes sont persuadées que les femmes doivent pleurer en faisant l’amour, dixit toutes les vidéos que leurs copains de classe regardent en boucle, que le fait de se réfugier dans ses pensées en faisant l’amour s’appelle le « spectatoring » et que « Jouir, c’est la bombe ! », mais pour dire toute la vérité, ça je le savais.

 


Né d’aucune femme, de Franck Bouysse, La Manufacture, 2019.

Les Thibault, de Roger Martin du Gard, Folio (paru en 1922).

Occasions tardives de Tessa Hadley, traduit de l’anglais par Aurélie Tronchet, Bourgois, 2019.

Jouir de Sarah Barmak, traduit de l’anglais (Canada) par Aude Sécheret, Zones, 2019.


© Virginie Manchado, 2019

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3 réflexions au sujet de “Tous ces livres que je lis et dont je ne parle pas”

  1. À une époque, je souffrais d’insomnie chronique. La nuit, il m’était impossible de m’endormir, un vrai cauchemar. Jusqu’au jour où un ami m’a dit : « Tu devrais essayer “Kafka sur le rivage”, de Murakami. » N’ayant plus rien à perdre, j’ai suivi son conseil et me suis évertué à en lire une page ou deux chaque soir. Ce livre est d’un ennui, mais d’un ennui !… C’est un avis qui n’engage que moi, mais au moins, le miracle a eu lieu : j’ai enfin retrouvé le sommeil et la sérénité !

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