Billets d'humeur, Société

Journal du couvre-finement – 30 mai 2021

L’été pointe le bout de son nez et ça me donne une idée : créer un club de gens très chics qui, comme moi, et nous sommes nombreux, DÉTESTENT le melon. (Rien que l’odeur, mon estomac est sur une montagne russe.) Mais plus que le melon, ce que je déteste par-dessus tout, c’est quand on me dit d’un air niais « Ah bon, t’aimes pas le melon ? Mais comment c’est possible ? C’est tellement rafraîchissant. »

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Journal du couvre-finement – 16 mai 2021

François, si tu lis ces lignes, sache que toi et moi, c’est fini. Maintenant, je suis en couple avec Jérémy. Ce matin, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, j’étais en chasse. C’est comme ça que je suis tombée sur Jérémy. Il m’a dit, « Viens à 12 h 30, je vais soigner ta pulpite ». Tu ne seras pas surpris si je te dis que j’étais à l’heure. À l’instant même où Jérémy m’invitait à...

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Journal du couvre-finement – 9 mai 2021

9 h 30 : direction les urgences dentaires. « Vous faites plus jeune que votre âge », me dit la dentiste, rien que pour ça, ça valait la peine d’y aller. C’était la première fois de ma vie que j’allais aux urgences, ça fonctionne rudement bien. Vous prenez votre ticket, vous vous installez le temps de lire un tiers d’un roman vraiment génial puis on vous reçoit dans un cabinet au sol à moitié arraché et où, ce jour-là, il manquait des pinces et un tabouret pour que l’interne puisse s’asseoir. Puis vous rentrez chez vous, avec un diagnostic et une ordonnance.

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Journal du couvre-finement – 2 mai 2021

Comme elle me l’a demandé, je lui envoie un mail aujourd’hui pour qu’elle le trouve à son retour au bureau, après un week-end prolongé, mardi matin. Aussitôt ai-je employé sur « Envoi », qu’elle me téléphone pour me parler du mail en question et de ce qu’il faut faire, et qu’elle est d’accord avec moi blablabla blablabla. « Je voulais t’en parler demain, mais comme je vois que tu travailles aujourd’hui, donc je t’en parle », finis-je par lui dire. « Ah non, non, non. Je ne travaille pas aujourd’hui. Aujourd’hui, je suis dé-con-nec-tée. »