Billets d'humeur, Société

Journal du couvre-finement – 23 mai 2021

Temps de lecture : 5’7

Samedi 15 mai (suite)

Le soir, deux épisodes de HPI. C’est nul. C’est tout copié-collé sur Astrid et Raphaëlle, mais en nul.

Dimanche 16 mai

Brochettes de poulet aux agrumes sur notre BBQ.

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Docu sur les bodybuilders. Qu’est-ce qu’on a ri ! 

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Je trouve qu’on rit de moins en moins. J’aimerais bien avoir une réserve de blagues ou de sketchs. 

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Un dessin d’après celui de Carole Henaff

Lundi 17 mai 

Ben voilà, il appelle l’air de rien. « J’ai de la place mercredi après-midi. » Du balai, François ! (cf. post du 16 mai 2021)

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Je téléphone à la concierge pour vérifier qu’elle pourra arroser les fleurs cet été. Bien sûr, on parle de la météo, du chat et de son mari, qui « n’en fous pas une, comme d’habitude, je ne t’apprends rien Virginie », mais très vite nous arrivons au sujet qui lui tient vraiment à cœur, « Comment va ton chéri ? Oh la la, qu’est-ce qu’il est sympa… » La concierge + mon chéri = crush (unilatéral, enfin, j’espère).

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Je fais les carreaux. Dans la cuisine, c’est compliqué. Je monte dans l’évier.

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Je relis un roman que j’avais adoré à sa parution, Une odyssée, un père, un fils, une épopée de Daniel Mendelsohn. Avant je ne relisais jamais un même livre, dorénavant je le fais de plus en plus.

Mardi 18 mai 

Je fais les courses et pendant que je demande des radis violets du Loiret, un monsieur règle les derniers calages pour le tournage qui aura lieu le lendemain matin sur la place du marché avec le primeur.

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Les cafetiers s’emballent. Ils préparent leur terrasse. Il y en a un en bas de chez moi qui la décore façon Lego.

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Un dessin de circonstance inspiré de celui de la talentueuse Emmanuelle Teyras.

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Comme j’ai eu mon unique rendez-vous hype du moment, je porte ma chemise rendez-vous hype à repriser chez la couturière. « Pour samedi, c’est bon ? » « Largement, je n’en aurai pas besoin avant une à deux semaines. »

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Assis sur le bureau à ma gauche, le chat observe le balcon fleuri. Une mésange vient se poser sur la pivoine. Chat en ébullition. Et l’oiseau qui va d’une fleur à l’autre puis finit par s’en aller. Et mon pauvre minou qui me regarde en miaulant de désespoir.

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Vers 18 heures j’estime que je ne vais plus croiser personne de la journée, aussi j’enfile mon survêt et mon gros pull beige. Et quelques minutes plus tard, ding dong, on sonne à la porte.

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Bande son du soir : Nouvelle Vague

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Un habitué des sorties nocturnes durant le couvre-feu a eu huit amendes de 135 €, la vache !

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Je voulais écrire un truc super drôle, mais je ne sais plus ce que c’est.

Mercredi 19 mai 

8 h 40, je suis sur la place d’Aligre, je regarde le tournage. Tout le quartier est pris d’assaut par la prod. Les étals de légumes n’ont jamais été aussi bien rangés. Et toutes les terrasses des cafés du quartier sont pleines, que ça fait plaisir.

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Le permis de végétaliser, c’est ça.

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« Allô, madame Virginie ? Vous avez un rendez-vous hype ce vendredi. »

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Je réussi l’exploit d’aller chez l’esthéticienne et chez la pédicure en ce jour de réouverture et ce sans rendez-vous.

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Dans son sommeil, mon compagnon me traite de tricheuse…

Jeudi 20 mai 

Cette nuit, j’ai rêvé d’un match de foot, le FC Bastia rencontrait le FC Paris. Sans doute une élucubration due à la nouvelle qui a effleuré mon oreille durant la journée : Benzema a réintégré l’équipe de France.

Ici, c’est Paris

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Le fouet électrique est arrivé. J’adore acheter de l’électroménager.

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Pour un rendez-vous médicale, je traverse tout Paris. C’était la première fois que j’allais à Saint-Ouen. C’est tout collé à Paris mais ça ne ressemble en rien à Paris, on dirait qu’on est dans un film des années 1970. 

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Dans le métro du retour, une dame râle au moment de descendre parce que les gens qui veulent monter se collent aux portes et n’attendent pas que nous soyons descendus. Ça me fait plaisir de voir que les Parisiens n’ont rien perdu de leur fougue en cette année d’enfermement. Deux minutes après je me dirige aux guichets pour acheter des billets et je vois la queue qui s’étire, ça ne me fait pas vraiment plaisir.

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Dans la nuit, je me réveille et j’ai cette chanson-là en tête. 

Vendredi 21 mai

Cette nuit, j’ai rêvé qu’une de mes marraines tombait son portable dans la Seine. Elle essayait de descendre le long du mur en pierre du quai pour le rattraper, car son téléphone flottait. N’y arrivant pas, elle demandait à beau jeune homme de passage de le lui attraper. Ce qu’il effectuait en un clin d’œil. Et moi, ébahie, j’observais tout ça, depuis la fenêtre de chez moi, de l’autre côté de la rive.

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Des dessins qui ont eu pour modèles ceux du génial Sempé

Samedi 22 mai 

Insomnie en plein milieu de la nuit, je poursuis ma lecture d’Une odyssée, un père, un fils, une épopée de Daniel Mendelsohn et qu’est-ce que je vois page 147 ? « … en vélo ». Je prends un stylo et corrige.

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En préparant le post du dimanche, j’apprends que le premier épisode de la saison d’Astrid et Raphaëlle a été diffusé hier soir, et personne ne m’a prévenue !

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