Billets d'humeur, Société

Depuis que je prends des cours de chant

l y a quatre ans de cela, j’ai franchi le pas : prendre des cours de chant. Je dis « franchir le pas » parce qu’il s’agissait bien d’oser. Dès mon enfance j’avais intégré que je ne savais pas chanter. Donc je me la bouclais. Mais de temps en temps, je m’amusais à pousser la chansonnette et me traversait alors la sensation de ne pas chanter si mal que ça, mais bon je n’étais vraiment pas sûre de mon coup. De plus, c’était très aléatoire, un coup ça sortait bien, l’autre affreusement mal, tant et si bien que la plupart du temps je ne chantais pas, pas même sous la douche...

Littérature française, Livres

« L’Homme surnuméraire » de Patrice Jean

Voilà que par un concours de circonstances, Clément a rejoint une maison d’édition à la mission quelque peu spéciale : réécrire des romans classiques pour les rendre politiquement corrects. Le résultat connaît un tel succès – ce qui en dit long sur notre époque – que les romans contemporains sont désormais passés aux fourches caudines des censeurs. Le premier sur la liste n’est rien d’autre que L’Homme surnuméraire. L’occasion rêvée pour tous les universitaires abhorrés par Clément Artois d’apposer leur pâte sur cette œuvre littéraire qui met en scène la vie de Serge Le Chenadec...

Billets d'humeur, Société

Écrire, sur un cahier ou sur l’ordi ?

Cahier ou clavier ? Comment enchaîner après une journée entière passée à avoir travaillé sur son ordinateur par des heures d’écriture, pour le plaisir certes, sur son ordinateur. J’en suis physiquement incapable. Et si je l’étais, j’aurais bien trop peur de dézinguer complètement mes yeux et mes neurones ; un jour, une amie m’a dit que j’étais « grise, sans doute parce que j’avais fait de l’ordinateur toute la journée »...

Livres, Non-fiction

« Les besoins artificiels » de Razmig Keucheyan

Parler de pollution lumineuse dans un livre qui a pour thématique les besoins artificiels et en finir avec le consumérisme, c’est un peu tiré par les cheveux. En fait, non, pas du tout. La peur de la nuit, un refus de l’âge adulte au niveau sociétal selon l’auteur, a entraîné une augmentation de l’usage des lumières artificielles, qui sont devenues un business (énergétique et en ressources humaines)...

Billets d'humeur, Société

C’est l’hécatombe

Depuis janvier 2016, c’est l’hécatombe : George Michael, Leonard Cohen, Billy Paul, Prince, Colin Vearncombe, Michel Delpech aussi (Paulette, Suzette ou Georgette, je ne sais plus très bien). Pour moi, l’hécatombe a véritablement commencé avec la mort de David Bowie. Je n’en reviens toujours pas. Ce jour-là, j’étais au bureau, Coco avait dessiné une super couv’ avec un David Bowie en forme de ruban à réglisse.

Littérature française, Livres

« Les Débutants » de Anne Serre

Raconter le début d’une histoire d’amour et la fin d’une autre, dire les émotions, les sentiments, les doutes, les interrogations, les SMS qu’on voudrait écrire, qu’on efface puis qu’on réécrit, efface et écrit de nouveau, qu’on envoie et qu’après on se brûle de les avoir envoyés. Les effets secondaires sur le corps de l’amour (fièvre, rage de dents), l’attente, l’espoir de le croiser « par hasard » sur la place du village, le besoin irrépressible de se confier à des amis, à sa coiffeuse, l’apprentissage d’un corps nouveau...

Livres, Non-fiction

« Sapé comme jadis » de Yvane Jacob

Vous mourrez d’envie de savoir pourquoi Johan Cruyff (joueur de foot) a retiré une bande de son maillot, la raison qui a poussé Pol Pot a exterminé tous les individus qui portaient des lunettes, dans quelles conditions Jules Léotard a inventé le justaucorps, la transformation réussie d’un foulard en symbole de lutte international par Yasser Arafat...

Livres, Non-fiction

« J’ai oublié » de Bulle Ogier, avec Anne Diatkine

Comme tout le monde elle a un prénom, très classique, plutôt moche à dire vrai. Et comme beaucoup, elle a un surnom qui est devenu son nom d’usage, un genre de Miou-Miou. Un surnom qui lui a été octroyé avant même sa naissance : Bulle, comme une bulle de savon, qui flotterait, évanescente, transparente et capable de capter toutes les couleurs du monde, de monter très haut, de descendre très bas, d’être poussée par de grands vents ou, au contraire, de voleter telle une libellule à l’abord d’une rivière rafraîchissante.