BD/Illustrés, Livres

« Idéal standard » de Aude Picault

Parce qu’il existe autant de façons d’être une femme que de femmes, parce qu’il y a autant de manières de mener sa vie qu’il y a d’individus, il y a Idéal Standard, une BD pour les personnes en quête d’"idéal" mais pas de "standard".

Littérature étrangère, Livres

« Demande à la poussière » de John Fante

Dans une langue ciselée, ce roman court est un uppercut. Il nous donne autant envie de prendre Bandini sous son aile que de lui en coller une, qu’il aurait bien méritée au demeurant. Mais il est attachant l’ami. Il l’est d’autant plus que beaucoup se reconnaîtront dans cet anti-héros que l’Amérique n’aime pas voir exposé. Ce qu’on disait de toi, John, est donc bien vrai. Avec une longueur d’avance sur ton temps tu as commis ici de la très grande littérature. Chapeau bas.

Littérature française, Livres

« Frère d’âme » de David Diop

Celui qui reste ne peut supporter la mort de son « plus que frère ». Plus que sa mort, c’est la façon dont il s’est éteint dans ses bras. Renvoyé à son impuissance et rongé par la culpabilité, Alfa va se perdre dans des actes extrêmes pour oublier, ou peut-être pour tente de réparer ce qu’il n’a pas su faire pour apaiser les derniers instants de celui qu’il chérissait.

Littérature étrangère, Livres

« La Femme à part » de Vivian Gornick

Ici, le temps accordé à la contemplation est grand. C’est rare d’entendre une parole dans ce sens à notre époque qui roule à toute berzingue. Le temps d’être chez-soi, de l’observation. La réflexion qui ne peut que se déployer dans l’inaction active. Il y a de la douceur dans tout ça, comme un fil de coton qu’on déroulerait lentement. Mais ça n’empêche pas le caractère bien trempé de Vivian Gornick de venir nous titiller !

Littérature française, Livres

« Le Sillon » de Valérie Manteau

Il s’appelait Hrant Dink, et ce n’est pas facile à prononcer. Salement abandonné par ses parents alors qu’il était tout minot il est devenu journaliste. Il a fait de la vérité sur le massacre perpétré à l’égard des Arméniens et sur le sort qui leur est réservé, son combat. Au péril de sa vie, car tué en pleine rue stambouliote en 2007.

Littérature étrangère, Livres

« Le Monarque des ombres » de Javier Cercas

La guerre a ceci de terrible qu’elle réduit ceux qui la font à des quantités : de morts, de survivants, de blessés, d’exilés. La guerre civile a ceci de terrible qu’elle ramène tous les enjeux au même plan : politique nationale, rivalités locales et vengeances personnelles.

Littérature étrangère, Livres

« La Jungle » de Upton Sinclair

Mare de sang à hauteur du genou, accidents qui laissent amputés, vapeurs chimiques qui rendent malades, cadences infernales à tenir, oreilles qui gèlent en hiver, ouvriers qui chutent dans la cuve à pâté devenant eux-mêmes de la chair à pâté qui sera conditionnée dans de jolies boîtes de conserve qu’on retrouvera bientôt sur les rayons des épiciers, à moins que les rats qui grouillent de partout ne se chargent de leurs dépouilles…

Littérature étrangère, Livres

« Douleur » de Zeruya Shalev

Femme de retenue, Iris semble avoir tout sous contrôle. Pour ne pas craquer, elle s’est repliée dans le capiton de l’armure qu’elle a érigée. Elle tient les sentiments hors d’elle, loin d’elle. Mais comme elle le dit, dans la vie vient toujours un moment où votre mensonge vous fait trébucher. Chez Iris, son mensonge prend la forme d’une douleur.

Littérature étrangère, Livres

« Americanah » de Chimamanda Ngozi Adichie

Aux USA, Ifemelu sera contrainte de tricher avec elle-même, de se couper de ce (et de ceux) qui lui est le plus cher. Quelque peu têtue, la jeune femme parviendra à tracer sa route et à « réussir » au sens américain du terme. A-t-elle vraiment le choix ? L’Amérique est un pays qui laisse peu de possibilités : prendre le train en marche ou rester sur le quai et regarder défiler les trains qui emportent les winners.

Littérature étrangère, Livres

« Le Bûcher » de György Dragoman

Petite et grande histoire ont le chic pour se télescoper, réduisant nos destins à peu de chose – j’ai quelque grand-oncle, cousin et arrière-grand-père qui en savent quelque chose. Ici, ça se passe dans la Roumanie fraîchement libérée de son dictateur, mais pas de ses vieux démons.