Littérature étrangère, Livres

« Les anges et tous les saints » de J. Courtney Sullivan

Le sort de Teresa et Nora est sensiblement le même que celui des milliers d’Irlandais qui un beau matin des années 1950 ont embarqué dans un ferry direction les États-Unis, un aller simple en poche. Si Teresa est tout excitée par cette expatriation, Nora, sa grande sœur et sa mère par procuration, la vit comme un déchirement...

Billets d'humeur, Economie, Livres, Non-fiction, Société

Mon budget livres

J’ai posté mon premier blog le 10 octobre 2018. Depuis cette date, j’ai posté 46 blogs sur des livres, j’ai donc lu 46 livres en un an et trois mois. En fait, j’en ai lu bien plus que cela parce que je ne m’appesantis pas sur tous les livres que je n’aime pas. Je vais arrondir en disant que j’ai lu 65 livres depuis le 10 octobre 2018...

Littérature française, Livres

« L’Homme surnuméraire » de Patrice Jean

Voilà que par un concours de circonstances, Clément a rejoint une maison d’édition à la mission quelque peu spéciale : réécrire des romans classiques pour les rendre politiquement corrects. Le résultat connaît un tel succès – ce qui en dit long sur notre époque – que les romans contemporains sont désormais passés aux fourches caudines des censeurs. Le premier sur la liste n’est rien d’autre que L’Homme surnuméraire. L’occasion rêvée pour tous les universitaires abhorrés par Clément Artois d’apposer leur pâte sur cette œuvre littéraire qui met en scène la vie de Serge Le Chenadec...

Livres, Non-fiction

« Les besoins artificiels » de Razmig Keucheyan

Parler de pollution lumineuse dans un livre qui a pour thématique les besoins artificiels et en finir avec le consumérisme, c’est un peu tiré par les cheveux. En fait, non, pas du tout. La peur de la nuit, un refus de l’âge adulte au niveau sociétal selon l’auteur, a entraîné une augmentation de l’usage des lumières artificielles, qui sont devenues un business (énergétique et en ressources humaines)...

Littérature française, Livres

« Les Débutants » de Anne Serre

Raconter le début d’une histoire d’amour et la fin d’une autre, dire les émotions, les sentiments, les doutes, les interrogations, les SMS qu’on voudrait écrire, qu’on efface puis qu’on réécrit, efface et écrit de nouveau, qu’on envoie et qu’après on se brûle de les avoir envoyés. Les effets secondaires sur le corps de l’amour (fièvre, rage de dents), l’attente, l’espoir de le croiser « par hasard » sur la place du village, le besoin irrépressible de se confier à des amis, à sa coiffeuse, l’apprentissage d’un corps nouveau...

Livres, Non-fiction

« Sapé comme jadis » de Yvane Jacob

Vous mourrez d’envie de savoir pourquoi Johan Cruyff (joueur de foot) a retiré une bande de son maillot, la raison qui a poussé Pol Pot a exterminé tous les individus qui portaient des lunettes, dans quelles conditions Jules Léotard a inventé le justaucorps, la transformation réussie d’un foulard en symbole de lutte international par Yasser Arafat...

Livres, Non-fiction

« J’ai oublié » de Bulle Ogier, avec Anne Diatkine

Comme tout le monde elle a un prénom, très classique, plutôt moche à dire vrai. Et comme beaucoup, elle a un surnom qui est devenu son nom d’usage, un genre de Miou-Miou. Un surnom qui lui a été octroyé avant même sa naissance : Bulle, comme une bulle de savon, qui flotterait, évanescente, transparente et capable de capter toutes les couleurs du monde, de monter très haut, de descendre très bas, d’être poussée par de grands vents ou, au contraire, de voleter telle une libellule à l’abord d’une rivière rafraîchissante.

Littérature française, Livres

« Le Ghetto intérieur » de Santiago H. Amigorena

C’est par élan de vie que le jeune Vicente Rosenberg a choisi de partir pour l’Argentine en 1928. Par élan de vie et aussi pour s’éloigner de sa mère et, il est le premier à le reconnaître, ça l’avait tellement soulagé de côtoyer librement ses amis, les nouveaux et les anciens, et toutes ces personnes pétillantes qu’il rencontrait alors sans l’avoir sur le dos. Il s’était réinventé une identité...

Littérature étrangère, Livres

« Jours d’hiver » de Bernard MacLaverty

Les habitudes individuelles et collectives qui disent les personnalités, l’intimité qui s’est créée, les rythmes, les repères, les lassitudes et le réconfort. Les blagues usées jusqu’à la corde qui énervent autant qu’elles rassurent. C’est à la fois le terreau d’une relation de couple et son ciment. Les racines se sont enfoncées il y a longtemps, en terre irlandaise. Mais un énième attentat qui les avait, cette fois, marqués dans leur chair de catholiques, les avait convaincus de se déraciner pour aller s’épanouir ailleurs.