Littérature française, Livres

« Splendid Hôtel, vol. 1 de la trilogie Héritières » de Marie Redonnet

Ce n’est ni géolocalisé ni daté. Ça se passe dans le Splendid Hôtel. C’est un huis-clos. Les W.-C. sont régulièrement bouchés. La santé des personnages oscille entre bonne, excellente et médiocre. Le piano est désaccordé. Les réparations à faire sont sans fin. Les gars du chantier sont tantôt charmants tantôt mufles. Adel et Ada se chamaillent sans arrêt pour mieux se réconcilier.

Littérature française, Livres

« L’arbre monde » de Richard Powers

En refermant la dernière page de ce livre, j’ai eu une furieuse envie de forêt. J’ai chaussé mes chaussures de randonnées et je suis partie au bois de Vincennes ; on prend ce qu’on a comme forêt à portée de main. J’ai marché dans l’herbe mouillée, j’ai couru. J’ai retiré mes écouteurs pour entendre le murmure des arbres. En fait, je n’ai fait que survoler ce livre tant il est profond. Je crois bien que je vais le relire.

Littérature française, Livres

« Voyou » de Itamar Orlev

Comment parvenir à aimer ce père qui a tant fait souffrir ? Comment le détester complètement ? Peut-être en le portant sur son dos quand il ne peut plus marcher, l’humilier pour se venger un petit peu. Mais il suffit qu’il dépose sa tête sur l’épaule de son fils, que ses jambes maigrelettes enserrent ses hanches pour ne pas tomber, pour que le cœur de Tadek chavire. Elle ressemble à ça l’histoire de Tadzio et de Stefan, « je t’aime, mais si tu savais combien je te hais ».

Littérature française, Livres

« Frère d’âme » de David Diop

Celui qui reste ne peut supporter la mort de son « plus que frère ». Plus que sa mort, c’est la façon dont il s’est éteint dans ses bras. Renvoyé à son impuissance et rongé par la culpabilité, Alfa va se perdre dans des actes extrêmes pour oublier, ou peut-être pour tente de réparer ce qu’il n’a pas su faire pour apaiser les derniers instants de celui qu’il chérissait.

Littérature française, Livres

« Le Sillon » de Valérie Manteau

Il s’appelait Hrant Dink, et ce n’est pas facile à prononcer. Salement abandonné par ses parents alors qu’il était tout minot il est devenu journaliste. Il a fait de la vérité sur le massacre perpétré à l’égard des Arméniens et sur le sort qui leur est réservé, son combat. Au péril de sa vie, car tué en pleine rue stambouliote en 2007.