Livres, Non-fiction

« Bleuets » de Maggie Nelson

Sous la forme de courts paragraphes numérotés de 1 à 240, Maggie Nelson puise dans la philosophie, les sciences, la poésie, la bouffe, sa vie pour dire son amour pour le bleu. Le bleu, couleur préférée des adultes dans pays occidentaux et de la moisissure alimentaire : roquefort. Couleur réputée pour couper l’appétit : ne jamais peindre sa cuisine en bleu ni servir dans des assiettes bleues, sauf si on veut faire des économies. Acyanoblepsie : absence de perception de la couleur bleue...

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Livres, Non-fiction

« Chez soi » de Mona Chollet

J’aurais pu lire Chez soi chez toi, mais c’est encore chez moi que j’ai préféré le lire. En vérité, je n’étais pas toujours chez moi quand j’ai lu Chez soi, mais c’est bien chez moi que j’ai le plus savouré cet essai. J’ai savouré cet essai parce qu’il fait la part belle à la moitié de la population, si je m’en réfère à ce qu’on m’enseigne dans l’école de commerce où j’étudie. Cette moitié de la population qui est « I » soit « introverti » versus les « E », les extravertis. Introverti, ça ne veut pas dire qu’on est timide, asocial, ermite ou solitaire, non, ça veut dire qu’on réfléchit et se ressource dans le silence et avec soi-même. Le hic c’est que, vous vous en serez rendu compte, notre société mise sur une attitude extravertie.

Livres, Non-fiction

« Histoire de la littérature récente – 1 » de Olivier Cadiot

Succession de chapitres très courts sur les écueils à éviter lorsqu’on s’essaie au métier d’écrivain : « Ne faites ni l’artiste ni l’artisan. Ni Van Gogh ni souffleur de verre », et ce même si nous sommes « tous des Léonard de Vinci, en moins doués, bien sûr ». Prenons garde aux idées idiotes qui bien écrites demeureront idiotes. Réflexion puissante sur ce qu’est la littérature, cette bizarrerie que de vouloir retranscrire par des mots, soumis à des règles d’accord, à des structures grammaticales et à des rythmes, des sentiments, des faits, des pensées… Nous voilà parés pour devenir écrivain en se contentant de lire. Le programme se veut ambitieux.

Livres, Non-fiction

« Que le Diable m’emporte » de Mary McLane

"Aller au-devant, rompre, ne rien admettre, détruire et rejeter tout ce qui, même de très loin, menace une seconde l’indépendance, voici mes lois. Ce n’est pas une politique de conciliation, c’est exactement une révolte", Lire du McLane, c’est physique et psychique. C’est philosophique et sociétal. C’est intelligent et conscient. C’est émancipateur et audacieux. C’est plein de fougue, d’arrogance et de candeur. Avec beaucoup de courage, Mary McLane a bravé tous les interdits de la société bien pensante pour faire entendre sa voix et sa voie.