Littérature étrangère, Livres

« De si bons amis » de Joyce Maynard

va n’est que pure bonté. Elle offre sans compter. Orphelins dans la détresse, clochard affamé, chiens errants, elle les prend tous sous son aile. En plus d’être leur amie, Helen devient l’assistante artistique d’Ava et de Swift, qui nourrissent de nombreux projets trop lourds à porter pour leurs épaules. N’est-ce pas merveilleux quand travail et amitié se marient si bien ? Car Ava l’a décrétée, désormais elles sont amies pour la vie.

Publicités
Billets d'humeur, Livres, Société

Amazon, plus grand éditeur de tous les temps

C’est l’épiphanie du jour : Amazon est désormais un éditeur capable de dénicher des talents vieux de… 130 ans. Merci à toi Amazon de nous avoir fait découvrir cette « nouvelle publication d’Emile Zola » rien que pour nous.

Littérature étrangère, Livres

« Une douce lueur de malveillance » de Dan Chaon

Il y a un homme. Dustin, la quarantaine, marié, père de deux adolescents, Aaron et Dennis. Il exerce le noble métier de psychologue – c’est moi ou il y a souvent des psys dans les romans américains ? RAS. Ça se corse doublement pour Dustin quand il apprend que son frère adoptif, un certain Rusty, est innocenté du quadruple meurtre dont il a été accusé trente ans plus tôt par… Dustin himself. Qui avait été tué ? Les parents et l’oncle et la tante de Dustin et de Rusty. Ça continue de se corser quand un des patients de Dustin, un flic sur la touche, amène sur le tapis une histoire d’étudiants retrouvés noyés. D’après la police c’est la faute à un mix d’alcool, de glissade sur un chemin verglacé en contrebas duquel coule une rivière.

Livres, Non-fiction

« Chez soi » de Mona Chollet

J’aurais pu lire Chez soi chez toi, mais c’est encore chez moi que j’ai préféré le lire. En vérité, je n’étais pas toujours chez moi quand j’ai lu Chez soi, mais c’est bien chez moi que j’ai le plus savouré cet essai. J’ai savouré cet essai parce qu’il fait la part belle à la moitié de la population, si je m’en réfère à ce qu’on m’enseigne dans l’école de commerce où j’étudie. Cette moitié de la population qui est « I » soit « introverti » versus les « E », les extravertis. Introverti, ça ne veut pas dire qu’on est timide, asocial, ermite ou solitaire, non, ça veut dire qu’on réfléchit et se ressource dans le silence et avec soi-même. Le hic c’est que, vous vous en serez rendu compte, notre société mise sur une attitude extravertie.

Littérature étrangère, Livres

« My Absolute Darling » de Gabriel Tallent

Le matin, elle descend à la cuisine, gobe des œufs, attrape une canette de bière qu’elle jette à son père qui la saisit en plein vol. Ça ne rate jamais. Ces deux-là n’ont pas besoin de se parler. Leur fusion est telle que les mots n’auraient aucun sens. Ils sont tout l’un pour l’autre. Ils vivent dans une maison isolée, entourée de champs, l’océan n’est pas loin. Sous couvert d’intérêt écologique, de préparation à la fin du monde, de refus de la société de consommation, Martin a fait de Turtle une enfant à part. A 14 ans, elle manie les armes comme personne, sait se repérer en forêt la nuit, allumer un feu sans briquet… − enseignement qui va lui permettre de sauver des vies, mais qui pourrait bien se retourner contre celui qui l’a prodigué...

Littérature française, Livres

« Voyou » de Itamar Orlev

Comment parvenir à aimer ce père qui a tant fait souffrir ? Comment le détester complètement ? Peut-être en le portant sur son dos quand il ne peut plus marcher, l’humilier pour se venger un petit peu. Mais il suffit qu’il dépose sa tête sur l’épaule de son fils, que ses jambes maigrelettes enserrent ses hanches pour ne pas tomber, pour que le cœur de Tadek chavire. Elle ressemble à ça l’histoire de Tadzio et de Stefan, « je t’aime, mais si tu savais combien je te hais ».

BD/Illustrés, Billets d'humeur, Livres, Société

Comment sortir indemne de la magie de Noël

La fin d’année c’est le moment par excellence où il faut fuir les invitations, les fêtes obligatoires, les buffets gastronomiques et les cotillons. Les repas qui s’éternisent, les cadeaux trop moches qu’on doit faire semblant d’apprécier, les remarques racistes de l’un et les questions indélicates de l’autre, le voisin de table qui sent la transpiration, le vomi de publicités, non, franchement, on mérite mieux que ça.

Littérature étrangère, Livres

« Ecoute la ville tomber » de Kate Tempest

Ecoute la ville tomber obéit à un rythme musical qui pulse. C’est saccadé. Entre chaque beat, l’amour et l’amitié murmurent leur douce mélodie. Un roman empreint d’une énergie qui donne envie de vivre. On a l’espoir que ces trois jeunes s’en sortiront. Si personne n’a cru en eux jusque-là, ce n’est pas notre cas.

Livres, Non-fiction

« Histoire de la littérature récente – 1 » de Olivier Cadiot

Succession de chapitres très courts sur les écueils à éviter lorsqu’on s’essaie au métier d’écrivain : « Ne faites ni l’artiste ni l’artisan. Ni Van Gogh ni souffleur de verre », et ce même si nous sommes « tous des Léonard de Vinci, en moins doués, bien sûr ». Prenons garde aux idées idiotes qui bien écrites demeureront idiotes. Réflexion puissante sur ce qu’est la littérature, cette bizarrerie que de vouloir retranscrire par des mots, soumis à des règles d’accord, à des structures grammaticales et à des rythmes, des sentiments, des faits, des pensées… Nous voilà parés pour devenir écrivain en se contentant de lire. Le programme se veut ambitieux.

Livres, Non-fiction

« Que le Diable m’emporte » de Mary McLane

"Aller au-devant, rompre, ne rien admettre, détruire et rejeter tout ce qui, même de très loin, menace une seconde l’indépendance, voici mes lois. Ce n’est pas une politique de conciliation, c’est exactement une révolte", Lire du McLane, c’est physique et psychique. C’est philosophique et sociétal. C’est intelligent et conscient. C’est émancipateur et audacieux. C’est plein de fougue, d’arrogance et de candeur. Avec beaucoup de courage, Mary McLane a bravé tous les interdits de la société bien pensante pour faire entendre sa voix et sa voie.