Billets d'humeur, Société

Journal du couvre-finement – 6 juin 2021

Chères lectrices, chers lecteurs,

Si vous faites partie de ceux qui n’ont pas reçu le dernier post, le dimanche 30 mai, à cause d’un dysfonctionnement de WordPress, vous pouvez le lire en cliquant ici. Pour aujourd’hui, ça se passe ci-dessous.

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Temps de lecture : 6’46

Dimanche 30 mai

Toute la matinée en plein soleil sur le balcon, je poursuis ma lecture des Disparus. J’arrive au moment où sont racontées des tortures infligées aux Juifs de ce petit village de Pologne devenu depuis ukrainien. Je crois avoir atteint l’horreur, mais quelques pages plus loin, la torture décrite est pire, et quelques pages plus loin encore, pire encore. 

Et pendant ce temps…

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Je ne comprends pas. Dans l’immeuble d’en face, mon ancien immeuble donc, vit une dame dans la soixantaine. La plupart du temps, elle est avec un homme de son âge, qu’elle embrasse sur la bouche et sur lequel elle s’assoit pendant qu’elle fume sa clope après le dîner. Je ne me souviens pas de les avoir croisés, ni elle ni lui, pourtant ils ont l’air d’habiter là : elle arrose des fleurs, il y a des tableaux aux murs. Or, depuis quelque temps, je vois régulièrement un homme du même âge, dans ce même appartement. Il discute avec la blonde. Lui, je le connais bien, car souvent il m’a claqué la porte au nez et m’a rarement dit bonjour. La seule fois où il m’a parlé, c’était lorsque nous attendions l’ascenseur : 

« Vous vous plaisez dans l’immeuble ?

— Beaucoup, et vous ?

— Oh, moi, ça fait plus de vingt ans que j’y habite, alors si je ne me plaisais pas, il y a longtemps que j’aurais déménagé ! » Comme il est petit et antipathique, je le surnomme le Petit Grincheux.

Donc, le Petit Grincheux habite chez ce couple. À moins que ce ne soit le couple qui habite chez le Petit Grincheux ? La première fois que je l’ai vu en train de taper l’oreiller de son lit, j’ai cru avoir mal vu car il faisait sombre. Mais non. Il est là, chez lui. Peut-être que la dame et le Petit Grincheux sont frère et sœurs ? ou amants, car je ne vois plus l’autre monsieur ? ou bien ils font ménage à trois ? Je ne comprends pas.

Lundi 31 mai

Aujourd’hui, j’ai interviewé monsieur Cerveau.

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Mais moi, j’en rêve, d’avoir piscine ! (La dernière phrase de cette affiche me semble bien énigmatique.)

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Quand même, il faut bien le reconnaître, c’est le balcon des deux pies qui est le plus beau balcon de l’immeuble d’en face. Les autres, c’est tout géraniums rouges ou tout géranium orange fluo ou duo de géraniums rose clair rose foncé. Elles, au moins, elles font des compositions multicolores. (cf. post du 11 avril)

Mardi 1er juin

Et qu’est-ce que je découvre ce matin dans la baignoire ? Des traces de pattounes.

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Ce matin, sur le balcon, en plein travail, je suis obligée de m’asperger de crème solaire et de sortir mon chapeau de paille, qui fait peur au chat.

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Le chat aussi est en terrasse…

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Je suis en quête d’un cat-sitter digne de ce nom pour cet été. Dans ma quête, une camarade me recommande Lorette, une mamie gaga des chats qui arrondit ses fins de mois en se rendant au domicile des minous. « Mais combien de temps elle reste ? » est ma première question. « Au moins une heure. Mais les étés précédents elle restait beaucoup plus longtemps, car elle ne supportait plus son mari, aussi elle faisait tout pour se barrer le plus longtemps possible de la maison. Mais maintenant il est mort, alors je ne sais pas. »

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Une des robes que j’ai achetées la semaine dernière est de la marque « Belle Pièce », chaque fois que ma grand-mère croisait une personne grosse dans la rue, elle disait d’elle « C’est une belle pièce ! »

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Je repense au cat-sitting. Peut-être que je ferai ça quand je serai vieille.

Mercredi 2 juin

À cause d’un déplacement, le réveil sonne à 6 heures. Je guette le moment exact où le soleil franchira la cime de l’immeuble en face au loin et se posera sur les feuilles du chèvrefeuille : 7 h 09 précisément.

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Macron est en visite à Saint-Cirq-Lapopie ! À tous les coups, il veut racheter la vaissellerie où j’avais acheté toutes ces petites tasses qui ne servent à rien mais qui sont très belles, mon joli bol avec un coq peint dedans que j’avais dessiné, mon broc, que je remplis d’eau tous les matins et dans lequel le chat vient se désaltérer régulièrement.

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À 11 h 24 : voici où j’en suis de ma vie téléphonique de ce jour.

Jeudi 3 juin

« Chères lectrices, chers lecteurs, Je vous présente mon nouveau blog : leschansonsdevirginie. Moi, qui n’écoute presque jamais de musique, je vais vous présenter toutes les semaines “la” chanson de mon choix. Et c’est justement parce que je n’écoute presque jamais de musique que je suis la mieux placée pour vous en parler », tel était mon rêve de cette nuit.

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Comme à chaque fois que je dors seule dans notre lit, je me retrouve à dormir de son côté. Et comme cela m’arrive souvent, que je dorme seule ou non, je me réveille sur le côté, les bras enveloppés autour de moi comme si j’enlaçais quelqu’un (en l’occurrence, moi) : un bras et une main enroulés autour de mes épaules et de ma nuque façon écharpe, l’autre bras et l’autre main enroulés autour de ma taille et de mon ventre. Mon chéri appelle ça « dormir en position de Vivi ».

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Chat en position dite « Position du rôti« .

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La journée démarre par un rendez-vous téléphonique avec une dame, charmante au demeurant, des impôts, qui m’explique que je suis plus taxée qu’une GAFAM.

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J’avais lu quelque part que la vraie liberté, c’était de dire non sans se justifier comme lorsqu’on dit, par exemple, « Non, parce que j’ai piscine ». Alors, je dis non.

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« Je lui ai dit : « Présidente de la copropriété, c’est présidente de la copropriété, pas présidente tout court. » » Je ne peux pas dire qui m’a dit ça, simplement qu’il s’agit d’une personne qui habite dans la résidence, au rez-de-chaussée, qu’elle ne paie pas de loyer, a les clés des appartements de tous les résidents, sort les poubelles et réceptionne les colis.

Vendredi 4 juin

Chèvrefeuille au plus mal. Une opération bouillie bordelaise s’impose.

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Impossible de dormir, je constate que chaque fois que je prends du dafalgan codéiné j’ai une insomnie. Ça m’excite au lieu de m’endormir. Quand je ne peux pas dormir alors que je suis très fatiguée, mon corps manifeste trois phénomènes : jambes lourdes et douloureuses, envie de faire pipi à répétition et oreilles qui me chatouillent, mais pour ça, j’ai l’ustensile indispensable : la pince Maya.

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Samedi 5 juin

Je me procure ces livres.

Et je commande celui-ci.

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En fin d’après-midi, festival littéraire à la Villette. Première rencontre géniale avec Philippe Jaenada, quand c’est au tour du public de poser des questions, je lui demande si son prochain livre contient le mot « saucisse » (cf. post du 17 mai 2020). Seconde rencontre d’un ennui mortel, car très mal menée, notre voisine ronfle fort.

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Quand je relis mon post du jour, une lettre « E » s’affiche sous la photo du chat, mais lorsque je clique dessus pour l’effacer elle a disparu, mais quand je clique de nouveau sur « prévisualiser », elle a réapparu. C’est tendu entre WordPress et moi en ce moment.

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