Littérature étrangère, Livres

« Orgasme à Moscou » de Edgar Hilsenrath

Nino Pepperoni est un homme accompli. Il règne sur la mafia new-yorkaise, il a bâti un empire gigantesque, il est respecté et riche comme Crésus. Il pourrait dormir sur ses deux oreilles sauf que, Anna Maria, sa fille âgée de 30 ans, n’est toujours pas mariée ! Mais qu’est-ce qu’elle attend ?!

Littérature étrangère, Livres

« De si bons amis » de Joyce Maynard

va n’est que pure bonté. Elle offre sans compter. Orphelins dans la détresse, clochard affamé, chiens errants, elle les prend tous sous son aile. En plus d’être leur amie, Helen devient l’assistante artistique d’Ava et de Swift, qui nourrissent de nombreux projets trop lourds à porter pour leurs épaules. N’est-ce pas merveilleux quand travail et amitié se marient si bien ? Car Ava l’a décrétée, désormais elles sont amies pour la vie.

Littérature étrangère, Livres

« Une douce lueur de malveillance » de Dan Chaon

Il y a un homme. Dustin, la quarantaine, marié, père de deux adolescents, Aaron et Dennis. Il exerce le noble métier de psychologue – c’est moi ou il y a souvent des psys dans les romans américains ? RAS. Ça se corse doublement pour Dustin quand il apprend que son frère adoptif, un certain Rusty, est innocenté du quadruple meurtre dont il a été accusé trente ans plus tôt par… Dustin himself. Qui avait été tué ? Les parents et l’oncle et la tante de Dustin et de Rusty. Ça continue de se corser quand un des patients de Dustin, un flic sur la touche, amène sur le tapis une histoire d’étudiants retrouvés noyés. D’après la police c’est la faute à un mix d’alcool, de glissade sur un chemin verglacé en contrebas duquel coule une rivière.

Littérature étrangère, Livres

« My Absolute Darling » de Gabriel Tallent

Le matin, elle descend à la cuisine, gobe des œufs, attrape une canette de bière qu’elle jette à son père qui la saisit en plein vol. Ça ne rate jamais. Ces deux-là n’ont pas besoin de se parler. Leur fusion est telle que les mots n’auraient aucun sens. Ils sont tout l’un pour l’autre. Ils vivent dans une maison isolée, entourée de champs, l’océan n’est pas loin. Sous couvert d’intérêt écologique, de préparation à la fin du monde, de refus de la société de consommation, Martin a fait de Turtle une enfant à part. A 14 ans, elle manie les armes comme personne, sait se repérer en forêt la nuit, allumer un feu sans briquet… − enseignement qui va lui permettre de sauver des vies, mais qui pourrait bien se retourner contre celui qui l’a prodigué...

Littérature étrangère, Livres

« Ecoute la ville tomber » de Kate Tempest

Ecoute la ville tomber obéit à un rythme musical qui pulse. C’est saccadé. Entre chaque beat, l’amour et l’amitié murmurent leur douce mélodie. Un roman empreint d’une énergie qui donne envie de vivre. On a l’espoir que ces trois jeunes s’en sortiront. Si personne n’a cru en eux jusque-là, ce n’est pas notre cas.

Littérature étrangère, Livres

« Demande à la poussière » de John Fante

Dans une langue ciselée, ce roman court est un uppercut. Il nous donne autant envie de prendre Bandini sous son aile que de lui en coller une, qu’il aurait bien méritée au demeurant. Mais il est attachant l’ami. Il l’est d’autant plus que beaucoup se reconnaîtront dans cet anti-héros que l’Amérique n’aime pas voir exposé. Ce qu’on disait de toi, John, est donc bien vrai. Avec une longueur d’avance sur ton temps tu as commis ici de la très grande littérature. Chapeau bas.

Littérature étrangère, Livres

« La Femme à part » de Vivian Gornick

Ici, le temps accordé à la contemplation est grand. C’est rare d’entendre une parole dans ce sens à notre époque qui roule à toute berzingue. Le temps d’être chez-soi, de l’observation. La réflexion qui ne peut que se déployer dans l’inaction active. Il y a de la douceur dans tout ça, comme un fil de coton qu’on déroulerait lentement. Mais ça n’empêche pas le caractère bien trempé de Vivian Gornick de venir nous titiller !

Littérature étrangère, Livres

« Le Monarque des ombres » de Javier Cercas

La guerre a ceci de terrible qu’elle réduit ceux qui la font à des quantités : de morts, de survivants, de blessés, d’exilés. La guerre civile a ceci de terrible qu’elle ramène tous les enjeux au même plan : politique nationale, rivalités locales et vengeances personnelles.

Littérature étrangère, Livres

« La Jungle » de Upton Sinclair

Mare de sang à hauteur du genou, accidents qui laissent amputés, vapeurs chimiques qui rendent malades, cadences infernales à tenir, oreilles qui gèlent en hiver, ouvriers qui chutent dans la cuve à pâté devenant eux-mêmes de la chair à pâté qui sera conditionnée dans de jolies boîtes de conserve qu’on retrouvera bientôt sur les rayons des épiciers, à moins que les rats qui grouillent de partout ne se chargent de leurs dépouilles…

Littérature étrangère, Livres

« Douleur » de Zeruya Shalev

Femme de retenue, Iris semble avoir tout sous contrôle. Pour ne pas craquer, elle s’est repliée dans le capiton de l’armure qu’elle a érigée. Elle tient les sentiments hors d’elle, loin d’elle. Mais comme elle le dit, dans la vie vient toujours un moment où votre mensonge vous fait trébucher. Chez Iris, son mensonge prend la forme d’une douleur.