Littérature étrangère, Livres

« La Femme à part » de Vivian Gornick

Ici, le temps accordé à la contemplation est grand. C’est rare d’entendre une parole dans ce sens à notre époque qui roule à toute berzingue. Le temps d’être chez-soi, de l’observation. La réflexion qui ne peut que se déployer dans l’inaction active. Il y a de la douceur dans tout ça, comme un fil de coton qu’on déroulerait lentement. Mais ça n’empêche pas le caractère bien trempé de Vivian Gornick de venir nous titiller !

Littérature française, Livres

« Le Sillon » de Valérie Manteau

Il s’appelait Hrant Dink, et ce n’est pas facile à prononcer. Salement abandonné par ses parents alors qu’il était tout minot il est devenu journaliste. Il a fait de la vérité sur le massacre perpétré à l’égard des Arméniens et sur le sort qui leur est réservé, son combat. Au péril de sa vie, car tué en pleine rue stambouliote en 2007.

Littérature étrangère, Livres

« Le Monarque des ombres » de Javier Cercas

La guerre a ceci de terrible qu’elle réduit ceux qui la font à des quantités : de morts, de survivants, de blessés, d’exilés. La guerre civile a ceci de terrible qu’elle ramène tous les enjeux au même plan : politique nationale, rivalités locales et vengeances personnelles.

Littérature étrangère, Livres

« La Jungle » de Upton Sinclair

Mare de sang à hauteur du genou, accidents qui laissent amputés, vapeurs chimiques qui rendent malades, cadences infernales à tenir, oreilles qui gèlent en hiver, ouvriers qui chutent dans la cuve à pâté devenant eux-mêmes de la chair à pâté qui sera conditionnée dans de jolies boîtes de conserve qu’on retrouvera bientôt sur les rayons des épiciers, à moins que les rats qui grouillent de partout ne se chargent de leurs dépouilles…

Littérature étrangère, Livres

« Douleur » de Zeruya Shalev

Femme de retenue, Iris semble avoir tout sous contrôle. Pour ne pas craquer, elle s’est repliée dans le capiton de l’armure qu’elle a érigée. Elle tient les sentiments hors d’elle, loin d’elle. Mais comme elle le dit, dans la vie vient toujours un moment où votre mensonge vous fait trébucher. Chez Iris, son mensonge prend la forme d’une douleur.